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mercredi 26 septembre 2018

JORGE LUIS BORGES, LE CHAT DE SCHRÖDINGUER ET LA PHYSIQUE QUANTIQUE


Jorge  Luis Borges (1899-1986) est un écrivain et poète argentin mondialement célébré. Il a été souvent cité pour le prix Nobel sans l’obtenir, et certains pensent que ses opinions politiques conservatrices en sont la cause.
De son propre aveu, Borges n’avait aucune connaissance en physique, mais il a écrit une courte nouvelle “El jardín de los senderos que se bifurcan”  (non publiée en français, à ma connaissance, et que l’on pourrait traduire par "Le jardin des chemins qui se séparent") dans laquelle il a une prémonition d’une des théories de la physique quantique.  Mais avant d’en arriver à cette prémonition, je dois faire un large détour par une explication, aussi simple que possible, de ce qu’est la physique quantique, faute de quoi la prémonition dont j’ai parlé serait incompréhensible.



Jorge Luis Borges


mercredi 30 août 2017

NOTE DE LECTURE N° 41 : "LES SEPT COULEURS DU VENT" - BERARD TIRTIAUX - Ed. FOLIO - 2001

Le roman de Bernard Tirtiaux, "Les sept couleurs du vent" est l'histoire d'un ange. Un ange humain confronté au mal et au malheur, et avant tout à la cruauté du catholicisme au XVIème siècle.




lundi 21 août 2017

JORGE LUIS BORGES Y LA FÍSICA CUÁNTICA

Soy Francés, por lo que ruego me disculpen las faltas.
Una fuente importante del articulo es una entrevista de Alberto Rojo.

El escritor Jorge Luis Borges (1899-1986) no tenia ninguna idea de la física. Sin embargo escribió una corta novela "“El jardín de los senderos que se bifurcan” que es una premonición de una de las teorías de la física cuántica. Antes de llegar hasta Borges, tengo que explicar, lo mas simplemente posible, que es la física cuántica.







mardi 15 août 2017

NOTE DE LECTURE N°39 : "BEREZINA" - SYLVAIN TESSON - Ed. GALLIMARD (FOLIO)

Malgré son titre, le livre de Sylvain Tesson n'est pas (ou, plus précisément, n'est pas exclusivement) un livre d'Histoire sur la Retraite de Russie. C'est l'aventure (vraie) de quatre amis, deux français et deux russes, qui décident de refaire en side-car, de Moscou à Paris, le chemin effroyable de la Grande Armée lors de sa retraite.

mardi 11 juillet 2017

NOTE DE LECTURE N°35 : "L'ADVERSAIRE" -EMMANUEL CARRÈRE

On ne sort pas tout à fait indemne de la lecture du livre de Emmanuel Carrère "L'Adversaire". C'est un récit profondément triste et désespérant. Non pas à cause des faits (véridiques) qui y sont décrits, mais parce que le talent de Emmanuel Carrère est de transformer, sans l'altérer ni la travestir, la réalité d'un drame très particulier (qu'il serait facile de classer parmi les innombrables cas de "folie") en une réflexion profonde sur la vérité, la lâcheté, la responsabilité et la foi.
Mon édition de référence est la suivante : ed. Folio, 2001


samedi 8 juillet 2017

NOTE DE LECTURE N° 41 : TOLSTOÏ ET LA BATAILLE DE BORODINO

Tolstoï, dans son roman "La Guerre et la Paix", donne une version très personnelle de la bataille de Borodino (que les Français préfèrent appeler "Bataille de la Moskova"). N'étant pas historien, mon but n'est pas de confirmer ou d'infirmer les opinions du grand romancier russe, mais de commenter ses vues très particulières sur la conduite de la guerre et, dans le cas qui nous occupe, sur les décisions des deux commandants en chef : Napoléon et  Koutouzov.

Bataille de la Moskowa, 7 septembre 1812, huile sur toile de Louis-François Lejeune, 1822
Mon ouvrage de référence pour "La Guerre et la Paix" est l'édition de La Pléiade (NRFF), 1978.


lundi 26 juin 2017

NOTE DE LECTURE N° 33 : "TERRE DES HOMMES", ANTOINE DE SAINT -EXUPERY

Dans les années 70, Saint-Exupéry était un auteur discrédité. Dans la foulée de 1968 son oeuvre était considérée comme "humaniste" ce qui, à cette époque, signifiait "apolitique", donc peu crédible. J'ignore ce qu'il en est aujourd'hui en France. Je constate qu'en Espagne "Le petit Prince" est une oeuvre très connue, mais que l'on cite très peu les autres ouvrages. J'ai relu récemment "Terre des hommes" et je souhaite en faire l'éloge ici, même si, pour les lecteurs français de ce blog, cet éloge peut sembler quelque peu "ringard". 

mardi 6 juin 2017

NOTE DE LECTURE N°32 :"LE PARFUM" DE PATRICK SÜSKIND

"Le Parfum", sous-titré "Histoire d'un meurtrier", en allemand : Das Parfum, die Geschichte eines Mörders, est un roman de l'écrivain allemand Patrick Süskind, paru en 1985. Dès sa publication, il a connu un très grand succès et a aussitôt été traduit dans de nombreuses langues. En 20 ans, ce best-seller a été traduit en 48 langues et vendu à 20 millions d'exemplaires. Le livre a été traduit de l'allemand au français par Bernard Lortholary.

vendredi 26 mai 2017

NOTE DE LECTURE N° 31 ; L'AVOCAT DU DIABLE DE MORRIS L. WEST

Morris L. West (1926 -1999) est un écrivain australien qui a reçu en 1959 le prix James Tait Black Memorial pour son roman "L'Avocat du diable". Mon édition de référence, pour cette note, est l'édition du Livre de poche, ed. Plon, 1959.

jeudi 13 avril 2017

NOTE DE LECTURE N° 40 : Â PROPOS D'UN TITRE : "LE NOM DE LA ROSE"

Cet article est une réflexion sur le titre du célèbre roman d'Umberto Eco Le nom de la rose (1980). Ce n'est donc pas une note de lecture, ni un compte-rendu de l'adaptation cinématographique qu'en a fait Jean-Jacques Arnaud en 1986. Tout a déjà été dit sur le roman et sur le film. L'idée de l'article m' a été donnée par la lecture d'un petit ouvrage d'Umberto Ecco publié en 1983 Apostille au Nom de la rose que l'on peut trouver, par exemple, chez Grasset, collection Biblio Essais-Livre de poche (1985). Les citations de cet article sont issues de cette édition. Lorsque je parle de "livre" ou de "roman" il s'agit du "Nom de la rose". L'unique citation de "Apostille au Nom de la rose" est clairement identifiée. Deux remarque pour terminer ce préambule : on ne comprendra pas grand-chose à cet article si l'on n'a pas, au minimum, vu le film. Mais on le comprendra d'autant mieux si on également lu le livre "Le Nom de la rose". Le livre est d'ailleurs, à mon avis, très supérieur au film (lequel reste toutefois un bon film si on évite toute comparaison avec sa source).
Enfin, je voudrais souligner que cet article est également un hommage rendu à Umberto Eco, récemment décédé le 19 février 2016.
source de l'illustration

lundi 3 avril 2017

FICHA DE LECTURA N°27 (NOTE DE LECTURE N° 27) :LA NOVELA "MOBY DICK DE HERMANH MELVILLE"

Soy Francés, por lo que ruego me disculpen las faltas de ortografía, de gramática o de expresiones.

He leído la novela de Herman Melville Moby Dick hace muchos años pero, por casualidad, he visto hace poco la película inspirada en el libro, rodeada por John Huston, con Gregory Peck en 1956.
Eso me ha incitado a leer el libro otra vez.



Herman Melville

lundi 12 décembre 2016

NOTE DE LECTURE N° 21 : LE PREMIER HOMME, Albert Camus, ed. Gallimard, 1994


Je n’ignore pas qu’il y a toujours une part d’exagération, née de l’enthousiasme, lorsqu’on fait un éloge sincère d’une personne, d’un livre, d’un spectacle, etc. Je sais que je n’y échappe pas. Et pourtant ! Quand j’ai lu le livre posthume et inachevé d’Albert Camus, “Le premier homme”, j’ai pensé qu’il s’agissait peut-être des plus belles pages de la littérature française moderne que j’ai jamais lues.



dimanche 22 mai 2016

NOTE DE LECTURE N° 16 :" LES DERNIERS JOURS D'EMMANUEL KANT" - THOMAS DE QUINCEY

L'édition de référence de cet article est : "Thomas de Quincey, Les Derniers jours d'Emmanuel Kant, Ombres (1986), Toulouse. Traduction de Marcel Schwob". Une édition électronique est disponible ici.
Le titre est explicite. Il raconte les derniers mois de la vie du philosophe Emmanuel Kant (22 avril 1724-12 février 1804).

Thomas de Quincey. Source de l'illustration

dimanche 15 mai 2016

NOTE DE LECTURE N°15 : "LE FEU", HENRI BARBUSSE

Je ne sais pas si l'on doit dire du chef d'oeuvre de Henri Barbusse, "Le Feu" (qui a reçu le Prix Goncourt en 1916) que c'est un récit ou un roman. Ce n'est pas un roman, malgré sa structuration et son ton général car tout ce qui est écrit a effectivement été vécu par l'auteur ; ce n'est pas un récit, car il n'y a aucune relation stratégique ou tactique des épisodes militaires de la première guerre mondiale. Car c'est bien de cette guerre qu'il s'agit.
Henri Barbusse (1873-1935), pacifiste militant, aurait pu ne pas s'engager quand la guerre éclata : il avait 41 ans et était de santé fragile. Blessé, il a persisté à retourner dans les tranchées et n'a été déclaré invalide qu'en 1916, l'année de publication de son ouvrage majeur. Cette obstination, on le comprend en lisant le livre, traduit sa volonté de partager le sort, et les espoirs de millions d'hommes, français et allemands, jetés dans un des plus grands carnages du XX° siècle. Après la guerre Barbusse adhérera au Parti Communiste. Il mourra en 1935 à Moscou, alors qu'il y écrivait une biographie de Staline.
Le livre est disponible chez plusieurs éditeurs (Gallimard, Flammarion, Livre de Poche, Payot, ...) et on le trouve également facilement en version numérique.

Source de l'illustration 

jeudi 17 décembre 2015

UN POÈME DE JUAN RAMON JIMENÈZ (ET UNE TENTATIVE DE TRADUCTION)

Juan Ramón Jiménez (1981-1958), auteur de "Platero y Yo" est un poète espagnol qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1956, à Porto Rico où il s'était exilé pour fuir le régime franquiste. Il est né à Moguer, petit village andalou qui sera toujours pour lui une source d'inspiration :

« Je t'ai dit, Platero, que l'âme de Moguer c'était le vin, j'avais dit une stupidité, n'est-ce pas ? Non, l'âme de Moguer c'est le pain. Moguer est comme un pain de froment, blanc à l'intérieur comme de la mie, et doré autour – oh soleil qui brunit ! - comme la tendre croûte. »

Le poème qui suit, et dont j'ai tenté une traduction, est intitulé " El viaje definitivo ".


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EL VIAJE DEFINITIVO 

Y yo me iré. Y se quedarán los pájaros cantando; 
y se quedará mi huerto con su verde árbol, 
y con su pozo blanco. 

Todas las tardes el cielo será azul y plácido; 
y tocarán, como esta tarde están tocando, 
las campanas del campanario. 

Se morirán aquellos que me amaron; 
y el pueblo se hará nuevo cada año; 
y en el rincón de aquel mi huerto florido y encalado, 
mi espíritu errará, nostálgico. 

Y yo me iré; y estaré solo, sin hogar, sin árbol 
verde, sin pozo blanco, 
sin cielo azul y plácido... 
Y se quedarán los pájaros cantando. 



VOYAGE SANS RETOUR

Et je m’en irai.
Et resteront les oiseaux qui continueront à chanter ;
et restera mon jardin avec son arbre vert et son puits blanc.

Tous les soirs le ciel sera calme et bleu ;
et dans le clocher sonneront les cloches, comme elles sonnent ce soir.

Ils mourront ceux qui m’ont aimé ;
et chaque année un village nouveau ; 
et dans ce petit recoin qu’est mon jardin fleuri et blanchi,
mon âme ira, errante, nostalgique.

Et je m’en irai ; 
et je serai seul, sans foyer, sans arbre vert et sans puits blanc,
sans ciel calme et bleu … 
Et les oiseaux continueront à chanter.

mardi 15 décembre 2015

L'INCIPIT

La première phrase d'une oeuvre (l'incipit) coûte beaucoup de travail. Il faut qu'elle "accroche" et, si possible, qu'elle dise déjà quelque chose au sujet de l'ouvrage ou de son auteur. J'en donne ci-dessous quelques exemples.


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lundi 6 avril 2015